Le mala

malaLe mâlâ (en sanskrit, ou threngwa  en tibétain)  est un chapelet bouddhique ou hindoue. Il est utilisé entre autres pour la répétition des mantras notamment lorsqu’on doit en réciter un nombre prédéfini. Tenu de la main gauche, le pratiquant égrène les perles en tirant vers soi, ce geste symbolisant le fait de tirer les êtres hors de la souffrance. Il est composé traditionnellement de 108 grains. A ce moment-là, la ronde des 108 grains symbolisent le cycle des morts et des renaissances, ainsi que les 108 qualités du Bouddha…

Ces grains peuvent être faits à partir de différentes matières :

– de graine de plantes,

– de perle de bois de diverses essences, comme le bois de santal,

– de pierre semi-précieuse,

– de métal,

– d’os,

– de verre…

Certaines écoles utilisent des mâlâs comportant un nombre inférieur de grains.

Symbolisme :

1/ La plus grosse perle, fermant le mâlâ, représente la connaissance de la vacuité.

2/ Le petit cône la surmontant est le symbole de la vacuité elle-même.

3/ Le cordon sur lequel les grains sont enfilés doit, théoriquement, être constitué d’une tresse de plusieurs fils:

           – 3 fils symbolisant les « trois Corps » d’un Bouddha (Corps Absolu, Corps de Gloire et Corps d’Émanation),

           – 5 fils de couleurs symbolisant les « cinq sagesses » ou les « cinq familles » de Bouddhas,

           – 9 fils symbolisant le Bouddha primordial Vajradhara et les huit grands Bodhisattvas.

Dans la pratique on trouve souvent seulement un ou deux fils…

On peut trouver sur certains mâlâs des « compte-tours » :

a/ Le compteur qui se terminé par un dorjé, représente les moyens habiles et la compassion.

b/ Le compteur terminé par une cloche, représente la connaissance et la vacuité.