Traductions

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Les premières études de textes chinois (1907 et 1909) résultent d’un travail de compilation et de mise en forme pédagogique de traductions. Les textes suivants seront étudiés sur le terrain avec l’aide de spécialistes locaux. Parmi ceux-là «L’Astavakra Gita du Vedanta advaïta»(1951) présente le dialogue entre le sage Astavakra et un disciple, deux personnages de la haute tradition indienne.

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«L’avadhuta Gita de Dattatraya» (1958), autre poème mystique du très riche Vedanta advaïta, met le lecteur en présence d’un avadhuta, un ascète ou un yogi ayant atteint l’illumination.

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Tout au long des ses séjours passés au Sikkim, en Chine ou au Tibet, Alexandra avait acheté des livres, rédigé des notes, réuni des manuscrits. Les «Textes tibétains inédits» publiés en 1952 proposent un extrait d’une biographie de Tsong Khapa, des épisodes de la vie du roi Srong Stan Gampo (VIIème siècle), un passage du «  Bardo Thös dol  » (le livre des morts tibétain), des poèmes érotiques du VIème Dalaï Lama, une biographie de l’ascète Ralopa etc…

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«La vie surhumaine de Guésar de Ling, le héros tibétain, racontée par les bardes de son pays» (1931) résulte du long séjour forcé d’Alexandra à Jakyendo en 1921-1922. Il s’agit d’une version populaire de l’épopée tibétaine rapportée à l’auteur par un conteur qui relatait et mimait, de manière très expressive, dit-elle, les aventures du roi Guésar. Le récit vécu est ainsi colporté de village en village depuis des générations. Le souvenir de Guésar reste très présent dans le Tibet d’aujourd’hui. Les premières éditions s’ouvraient sur une préface de Sylvain Lévi, célèbre orientaliste, qui remerciait madame David-Néel «  d’avoir révélé au public français, sous une forme pittoresque et attrayante, une épopée qui pour son importance nationale et sa signification de culture vient se ranger auprès de l’Iliade, de l’Eneide, des Niebelungen, du Roland  ». C’est dire l’importance et la qualité de ce texte qui n’est plus édité depuis peu.