Retour en France

Alexandra et Yongden au retour de LhassaSon exploit fut décrit durant des années dans tous les journaux et magazines, à travers le monde… Ce fut une gloire immédiate, une gloire qui lui permettait enfin de vivre de sa plume et de devenir officiellement écrivain.

dn18dn158En France, les deux compagnons de voyage louèrent une maison sur les hauteurs de Toulon, « les Mazots ». Cette maison située au sein d’un beau terrain se révéla rapidement trop exiguë pour les nombreux bagages ramenés d’Asie par les deux explorateurs. Il lui fallait assez d’espace pour déballer ses caisses de livres qui Alexandra désira rapidement posséder sa propre demeure, au soleil et sans voisins. C’étaient là ses exigences. Ce fut ainsi qu’une agence de Marseille lui proposa Digne, dans les Basses Alpes, rebaptisées plus tard « Alpes de haute Provence ».

Samten Dzong avant transformations. 1928En 1928, elle acheta une propriété composée d’un grand terrain et de deux maisons. Elle y écrivit une grande partie de son oeuvre en compagnie de Yongden. dn164a

Yongden en 1927Albert Aphur devint légalement son fils adoptif en 1929.

YongdenAlexandra David-Néel qui ne voulait pas d’enfant imposé par la nature avait choisi le sien.

Samten DZong 1928Samten dzong était au début  une bien modeste maison provençale qu’elle se dépêcha d’agrandir afin d’y conserver ses nombreuses malles emplies de ses souvenirs de voyage. Elle profita de cet espace supplémentaire pour installer enfin ses nombreuses bibliothèques qui se remplirent rapidement de milliers de livres de toutes natures.

Samten Dzong 1932Certes, les petites montagnes environnantes ne ressemblaient en rien à l’Everest, mais le ciel était bleu et le soleil brillait. Alexandra fut immédiatement séduite par la beauté de ces pré-alpes, ces Himalaya pour lilliputiens, comme elle se plût à les décrire aux journalistes. Elle mit à profit l’immense terrain qui entourait la maison pour y faire pousser fruits et légumes. Sa volonté première était de vivre de ses récoltes…