9 ans en Chine

Alexandra, environ 68 ansAprès 9 années de travail acharné, Alexandra qui n’avait jamais cessé d’écrire ou de faire des conférences en Europe, décida de repartir pour la Chine au début 1937 avec Yongden. Elle prit le transsibérien et traversa toute la grande Russie.

Alexandra et Yongden en bateau sur le YangtzeArrivée à Pékin, Alexandra loua alors une petite maison à Pékin pour y entreposer ses affaires et partit étudier quelques mois au monastère de Pu-Sa-Ting, aux pieds des monts Wu-Tai-Shan, à 500 km à l’ouest de Pékin. dn124d1Malheureusement la guerre sino-japonaise se déclara rapidement, l’empêchant de revenir à sa maison de Pékin. En 1939 commença la deuxième guerre mondiale éclata, ôtant toute possibilité aux deux compagnons de rejoindre l’occident.

Armée Japonaise

Les deux aventuriers se sauvèrent à pied de Pu Sa Ting menacés par les bombardements japonais. Noyés dans une foule compacte et terrorisée, l’aventure se montra difficile et catastrophique. Alexandra perdit tous ses bagages. Ce ne fut que quelques mois plus tard que l’un de ses amis en poste à Pékin, le docteur Bussière, lui apprit la joyeuse nouvelle : Ses malles emplies d’objets précieux et de ses manuscrits avaient été retrouvées.

Alexandra à 70 ans, ChineAlexandra et Yongden arrivèrent harassés à Tatsienlou, petite bourgade située dans les marches tibétaines. dn122Il restèrent là, bloqués durant des années. dn125dIls continuèrent, malgré les grandes difficultés de la vie durant la guerre, à travailler sur divers ouvrages tels : « Sous des nuées d’orages » ou « Magie d’amour, magie noire ». Tout cela se passa sous les menaces de bombardements, par des hivers rigoureux, la famine et les épidémies.

Philippe Néel devant sa voitureEn 1941 Alexandra apprit la mort, en France, de son mari et meilleur ami : Philippe Néel avec lequel elle n’avait jamais cessé de  correspondre. Elle perdait son lien solide avec l’occident, celui qui pouvait l’approvisionner régulièrement par des mandats et elle fut obligée d’emprunter de l’argent à divers ami occidentaux postés en Chine. Elle continua à vivre tant bien que mal avec Yongden en espérant un retour proche en France. La vie pénible des temps de guerre en Asie ainsi que diverses difficultés la poussait à revenir le plus rapidement possible à son port d’attache: Samten Dzong. dn143