9 ans en Chine

Afin de garder la place qu’elle a durement acquise parmi les orientalistes, l’exploratrice juge qu’il lui faut retourner en Asie pour reprendre ses recherches. Toujours accompagnée d’Aphur Yongden qu’elle adopte officiellement en 1929 (son prénom en français est désormais Albert), devenu au fil des années un collaborateur indispensable et toujours aussi dévoué, elle part pour Pékin en 1937 à 69 ans.

Quelques mois après son arrivée à Pekin en Transsibérien, elle se rend dans la montagne sacrée appelée Wutai Shan vivant parmi les moines. Les évènements internationaux ne tardent pas à contrecarrer son programme d’étude et lui causer de multiples difficultés tout au long de son séjour. Les raids aériens se multiplient que les deux compagnons doivent fuir et repartir vers l’ouest pour se fixer dans les marches tibétaines, à Tatsienlou en juillet 1938 où elle restera bloquée jusqu’en 1943 à 75 ans. Elle narre ces évènements dans le livre « Sous des nuées d’orage » (voir bibliographie). C’est dans cette bourgade éloignée qu’elle apprend le décès de Philippe Néel au début 1941 : il avait 83 ans. Leur correspondance ne s’était jamais interrompue. Elle est rapatriée en France en 1946 à l’âge de 78 ans non sans avoir passé une dernière année en Inde.