Soir d’une vie

Octobre 1946, l’arrêt des hostilités marque la fin de 25 années d’explorations et de recherches en Asie. Les deux aventuriers entament enfin leur retour vers l’Occident.

Alexandra et Yongden publient une dizaine d’ouvrages afin de gagner de quoi subsister dans une période d’après-guerre compliquée où la pénurie de nourriture était le lot quotidien. L’argent laissé par Philippe, les droits d’auteurs qu’elle parvient à percevoir malgré le nombre impressionnant des vente de ses livres lui permettent de subsister.


Alexandra devient alors amie avec une femme qui compte énormément dans sa vie, Maria Lloyd qu’elle surnomme affectueusement « Colombine ». Cette femme de Lord anglais l’aide dans ses travaux en tapant ses manuscrits. Les deux femmes entretiennent alors une abondante correspondance.

Aphur Yongden, décède brutalement en novembre 1955. Alexandra avait 86 ans et tout s’écroule autour d’elle.

Durant 4 ans, Alexandra erre d’hôtel en hôtel et c’est ainsi que Marie-Madeleine Peyronnet, jeune femme de 29 ans entre dans sa vie en 1959 lors d’une rencontre fortuite à l’hôtel Sextius d’Aix en Provence. Alexandra David-Neel décide de revenir à Samten-Dzong et les deux femmes vont vivre ainsi toutes les deux pendant 10 ans.

A 100 et demi, Alexandra fait renouveler son passeport à la stupeur du Préfet des Basses-Alpes.

Malgré son grand âge, secondée par sa jeune collaboratrice, Alexandra a repris l’écriture de nouveaux livres jusqu’à sa mort, le 9 septembre 1969, quelques jours avant ses 101 ans.

Le  28 février 1973 à Bénarès, les cendres d’Alexandra David-Neel et de Yongden sont immergées dans le Gange… Le fleuve sacré de l’Inde vient de refermer le livre de la longue vie de la célèbre femme aux semelles de vent.