Le jardin Yongden

La part la plus vivante de son héritage

Jardin Yongden Maison Alexandra David-Neel

Après des journées de travail, souvent harassantes, Alexandra David-Neel aime faire de longues promenades méditatives autour de chez elle, sur les pentes du Cousson, mais également dans son terrain de 15000 m2.

Suite à la vente successive de parcelles par Alexandra David-Neel, la propriété s’étend aujourd’hui sur 4700 m². C’est ce jardin qui fait aujourd’hui moins de 1300 m2, nous l’avons redessiné en tentant de lui faire conserver deux fonctions importantes pour elle : le jardin de roses et le verger-potager. La restitution de ces deux entités constitue la part vivante de son héritage.

Ce jardin participe pleinement au parcours de visite liant la maison et le musée. Malgré de nombreuses modifications, certains arbres plantés dès l’achat de la propriété (tilleul de l’entrée, cyprès, marronniers) s’y dressent encore. Il s’agit de retrouver l’esprit du jardin de Samten Dzong en s’appuyant sur des documents photographiques et des écrits d’Alexandra David-Neel.

En 1955, à la mort de son fils adoptif, Alexandra avait pour désir que son nom demeure associé au jardin dont il prenait soin. Aujourd’hui, c’est chose faite ; le jardin Yongden se compose d’un jardin de roses et d’un verger-potager.

Le jardin de roses

Alexandra David-Neel voue aux roses une véritable passion. Elle commande régulièrement des rosiers, à l’unique fournisseur mentionné dans ses carnets qui est la Roseraie du Val de la Loire. Philippe Néel, son mari, connaissant l’amour de sa femme pour ces fleurs, en apporte régulièrement.

Ce parc de roses – maintenant disparu – est une évocation de l’Orient qu’elle recréait également à l’intérieur de sa maison avec les papiers peints de sa chambre notamment. 

Le potager

Au cours de ses deux longs voyages, qui durèrent respectivement 14 et 10 ans, Alexandra a épisodiquement souffert de la faim et en règle générale de ce qu’elle nomme ses « menus anachorétiques » où les légumes sont absents. C’est pourquoi, elle va créer un verger-potager à Digne-les-Bains.

La partie du jardin qui accompagne les visiteurs vers le musée, traverse diverses herbes aromatiques et un potager bordé d’arbres fruitiers rappelant l’activité nourricière du terrain, tout en indiquant l’amour de l’écrivain et son fils pour les confitures.