1868-1911 : de Louise Eugénie à Alexandra

Rez-de-jardin, bas

….La muséographie de cette première partie de sa vie de 1868 à 1911 est conçue comme une bande film, à l’image du regard qu’elle portait sur sa propre existence, une pellicule dont un ensemble de 80 niches déroule le scénario et ses rebondissements.

.[…] Je regarde dans le passé, les événements de ma vie, de celle des autres ; je me revois enfant à Saint-Mandé, jeune fille à Bruxelles, je me vois au Tonkin, dans l’Inde, en Tunisie, je conférencie à la Sorbonne, je suis artiste, journaliste, écrivain, des images de coulisses, de salles de rédaction, de bateaux, de chemins de fer, se déroulent comme un film. Il y a là-dedans de la joie, des rires, des frissons de triomphe, de la douleur, des pleurs, des affres, des tortures sans nom. Tout cela est un défilé de fantômes sans consistance, tout cela est jeu de l’imagination. Il y a ni « moi » ni « autres », il n’y a qu’un rêve éternel qui se poursuit, enfantant d’éphémères personnages, d’irréelles péripéties. […] De-Chen Ashram, 18 septembre 1915.

Correspondance avec son mari, archives MADN, Ville de Digne-les-Bains.