Rencontre et dédicaces avec Eric Faye

par maisonadn dans Non classé

Rendez-vous Samedi 19 mai 2018 à Samten-Dzong, la maison d’Alexandra David-Neel pour une rencontre et une séance de dédicaces avec Eric Faye, co-auteur du livre:

Dans les pas d’Alexandra David-Neel. Du Tibet au Yunnan

Eric Faye est l’auteur de romans et de récits de voyage dont « Mes trains de nuit », « L’homme sans empreintes », « Somnambule dans Istanbul » et « Nagasaki », Grand prix du roman de l’Académie française. Avec Christian Garcin, il signe « Dans les pas d’Alexandra David-Neel – Du Tibet au Yunnan » (éditions Stock).
Tous deux ont fait un incroyable périple sur les traces de la grande exploratrice qui, en 1924, partit clandestinement du Yunnan pour rejoindre Lhassa. Ils évoquent dans ce récit, avec un regard décalé, ce qu’ils ont découvert et la mutation de la civilisation tibétaine.

« En 1924, l’orientaliste Alexandra David-Neel (1868-1969) quitta clandestinement le Yunnan, dans le sud-ouest
de la Chine, dans le but de rejoindre Lhassa, la capitale tibétaine alors interdite aux étrangers. Âgée de cinquante-six
ans et accompagnée de son fils adoptif, le lama Aphur Yongden, elle marcha pendant quatre mois, déguisée en
mendiante tibétaine, franchissant mille huit cents kilomètres de forêts, fleuves, vallées profondes, hauts sommets
culminant à plus de 5 000 mètres, pour arriver à Lhassa, où elle passa deux mois. Après quoi elle se signala
aux autorités anglaises qui administraient la région, et fut expulsée. Cet exploit retentissant fit la renommée de
l’exploratrice, qui n’avait cessé d’arpenter l’Extrême-Orient depuis sa jeunesse.

 » À presque un siècle de distance, nous avons voyagé sur ses traces, non pas à dos de mule ou à pieds mais dans le
train Pékin-Lhassa, le plus haut du monde, en voiture et en avion. En pleine mutation économique, touristique,
uniformisatrice, la civilisation tibétaine est peut-être en train de disparaître sous les coups de boutoir de la raison
économique et des intérêts de la géopolitique. Pourtant, le Tibet de 1924 se laisse encore deviner à travers la
puissance des rites, du bouddhisme omniprésent, et de la ferveur religieuse de la population pour qui l’identité
tibétaine menacée, passe toujours, voire de plus en plus intensément, par la religion. Ce sont ces réalités multiples,
en tensions permanentes, qui semblent incompatibles parfois mais qui coexistent pourtant, que nous avons tenté
de circonscrire entre le récit de notre voyage et l’évocation de la figure d’Alexandra David-Neel. »     Eric Faye

 

 

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